Biennale MARs à l'ouest

Troubles

Agnès Limbos / Cie Gare Centrale

tout public à partir de 13 ans

Agnès Limbos, lors de son passage au Colombier au cours de la saison 2018-2019 avait marqué les esprits. Avec son partenaire de jeu, Grégory Houben, elle forme en Troubles un autre couple, récemment marié à New-York, s’embarquant pour une longue nuit de noces qu’ils avaient imaginée idyllique dans un rêve hollywoodien. Mais alors qu’un loup aux yeux rouges se joint à eux, le sublime d’un moment s’étiole et bascule vers les abîmes, car l’amour - qu’ils se portaient dans le passé - n’est plus aussi resplendissant et s’est affadi au pâle éclat du temps.
L’on reconnaît dans Troubles tout l’art d’Agnès Limbos, figure emblématique du théâtre d’objet : élémentarité de la table comme dispositif-réceptacle d’effets scéniques ingénieux et artifices emplis de malice ; convocation du burlesque, de l’art du mime et du clown au service d’un jeu d’acteur corrosif ; et, par dessus tout, maîtrise de la puissance évocatrice de l’objet et virtuosité absolue dans sa manipulation. Ces objets, qu’ils soient figurines en plâtre, jouets d’enfants, miniatures... ne sont pas détournés ou mis à distance ; ils ne sont jamais considérés comme de simples accessoires mais bien comme des éléments fondateurs de la pièce, ciment de sa dramaturgie et de sa théâtralité. Ils embarquent dans un monde situé à la frontière entre féérie et réalité, rêve vertigineux et cauchemar déjanté, là où tragédie et comédie s’entrechoquent mêlant émotion grandiose et suprême dérision.

à la table Agnès Limbos et Gregory Houben à la trompette Gregory Houben Mise en scène Sabine Durand Costumes Françoise Colpé Conception , scénographie et accessoires Agnès Limbos Création lumière Karl Descarreaux Régie Karl Descarreaux Effets spéciaux Nicole Eeckhout Photo Mélanie Rutten Accessoire lumineux Maria Brouillard Merci à Marie Kateline Rutten co-production Théâtre de la Balsamine (Bruxelles)

Biennale MARs à l'ouest

Ubu

Neville Tranter / Stuffed Puppet Theatre

tout public à partir de 13 ans

Ubu Roi d’Alfred Jarry emprunte avec malice à l’écriture rabelaisienne toute sa potacherie et aux grandes figures despotiques shakespeariennes - Macbeth en premier lieu - le cynisme, la cruauté et la cupidité pour les tourner en dérision. Créée en 1896, cette farce avant-gardiste et précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l’absurde fit scandale et marqua durablement les esprits au point de faire entrer l’adjectif ubuesque dans la langue courante.
Qui d’autre que le talentueux, impitoyable et provocateur Neville Tranter - qui avait conquis le public du Colombier avec ses spectacles Mathilde et Babylon lors de la saison 2019-2020 -pour adapter dans son essence même et sans détour la satire de Jarry. Avec son style scénique minimal, dépouillé, et sa radicalité caractéristique, son habilité à jongler entre les genres et sa virtuosité dans l’art de la manipulation, il livrera un Ubu réinventé avec finesse dans un style festif inspiré du Grand Guignol.
Pour cette création dans le cadre de la Biennale MARs à l’ouest, Neville Tranter et ses marionnettes de grandes tailles à l’apparence si singulière seront en résidence au Colombier pour terminer le montage de la pièce. Cette première internationale sera l’occasion pour tous de revoir ou de découvrir un maître incontesté de la marionnette et de se plonger dans la fable quintessentielle des peurs et des aspirations absurdes de notre monde, des ambitions risibles et des petitesses de l’humanité.

Conception et jeu Neville Tranter Collaboration artistique Wim Sitvast Production Cie Stuffed Puppet Theater Coproduction Le Colombier - Théâtre de Magnanville, Biennale MARs à l’ouest

Sur quel pied danser ? - Biennale de danse 2021

Influences

Bruce Chiefare / Cie Flowcus

tout public à partir de 6 ans

Comme en clair-obscur, les gradations sombres des lumières d’Influences éclairent par paliers croissants les gestes délicatement ébauchés par le duo réunissant Bruce Chiefare et le danseur Phynox. Plongeant les corps dans une ombre profonde puis révélant les mouvements en contrastes plus intenses, jouant de transitions imperceptibles et d’apparitions plus nettes ou brutales, le chorégraphe opère par plans juxtaposés.
L’atmosphère musicale minimaliste à tendance sérielle laisse échapper par endroit des tons plus harmoniques qui ne vont pas sans rappeler l’éclat de certaines notes d’Erik Satie et confèrent à la scène une dimension mélancolique. Le chorégraphe recherche l’épure et la sobriété du plateau pour que s’y écrive par touches et impressions le palimpseste de ses inspirations.
Dans les influences de Bruce Chiefare, il y a d’une part, la danse hip-hop inspirée de son parcours de breaker – considérée comme un espace évolutif de liberté permettant l’émancipation de l’individu – et, d’autre part, l’art du bonzaï vu comme la nature transmutée en miniature, déplacée, décontextualisée. Par la confrontation de ces arts et leur télescopage, il cherche leur sédimentation puis une perméabilité, une porosité au service d’une danse renouvelée. Il propose, en un souffle léger, une poésie épanouie des corps en mouvement.

Chorégraphie Bruce Chiefare Interprétation Phynox (Patrick Flegeo) et Bruce Chiefare Création lumière Nicolas Tallec Création musicale Alexandre Dai Castain Production Compagnie Flowcus Accompagnement à la production Hectores Co-production Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines - Fondation de France/La Villette – Paris (75) l L’Intervalle/Scène de territoire danse - Noyal sur Vilaine (35) l Ploërmel Communauté (en cours) – Ploërmel (56) Le Pole Sud – Chartes de Bretagne (35) Soutien : Ministère de la culture et de la communication – DRAC Bretagne ; Région Bretagne l Rennes métropole l Prêt de studio : CCN Rennes - Musée de la danse (35) l Centre culturel Le Triangle/Cité de la Danse – Rennes (35) l MJC la paillette – Rennes (35) l MJC Bréquigny – Rennes (35) l MJC de Pagé-Espace LeGoffic (35) l Le Mac Orlan – Brest (29)

@Le Colombier-Théâtre de Magnanville

Rue de la Ferme - 78 200 MAGNANVILLE

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